Jean Claude Martinez
Communiqué de
Jean-Claude MARTINEZ
Professeur agrégé des facultés de droit
(Université Paris II)
Député européen du Grand Sud-Ouest
Condamnant le fumigène de la réforme universitaire
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Depuis quinze ans, l'article 104 C du traité de Maastricht ayant mis en place un Pacte européen d'austérité budgétaire, les États de l'Union, dont la France, ont sacrifié leurs investissements publics pour respecter les contraintes idéologiques de ce Pacte malthusien. Qualifié par l'ancien Président de la Commission européenne, Romano Prodi lui-même, de "stupide".
Les résultats de cette anorexie budgétaire continentale sont maintenant là : lignes ferroviaires non entretenues, au détriment bientôt de la sécurité des voyageurs ; lignes TGV toujours absentes pour atteindre Pau, Bordeaux, Toulouse ou Perpignan ; hôpitaux "lambarénisés", en manque d'équipements, de médecins, d'infirmières et jusqu'à des brancardiers ; réseau électrique non enfoui et donc à terre à chaque tempête, de 1999 ou 2009 ; laboratoires de recherche sans moyens pour accueillir ou retenir leurs savants ; bibliothèques universitaires en manque de tout, jusqu'à stopper chaque jour les prêts à 17 heures, quand Chicago ou Harvard ouvrent jusqu'à deux heures du matin ; et, au sommet, nos universités paupérisées, dans leurs salles et amphithéâtres privés même du plus modeste équipement de projection de Power Point et cloaquisées jusque dans leurs sanitaires.
Pour masquer ce lent et constant effondrement des équipements publics du pays, le Président de la République a inventé le fumigène de la réforme. Tous nos services publics devenant peu à peu une succession de coquilles, hospitalières, judiciaires, pénitentiaires, ferroviaires ou universitaires, le vide de leurs moyens budgétaires devrait être masqué par la présidentialisation de leur direction.
Mais inventer le "caudillisme institutionnel" ou le sarkozisme généralisé, à la tête de chacune de nos universités, en dégradant leurs professeurs en employés précarisés, ne changera rien aux réalités. Notamment celle du mépris à l'égard et de ces professeurs, qui avec des bouts de chandelles continuent pourtant à faire briller la science de la France, et à l'égard de nos étudiants. Soit étrangers, dont l'étranglement des visas, au lieu d'une libre circulation des élites, les empêche d'arriver et de devenir, sur la Méditerranée, l'Amérique latine ou l'Asie, des ambassadeurs de l'intelligence de la France ; soit déjà présents ici, dont des centaines, sinon des milliers, sont encore logés, en 2009, dans des "soupentes taudis" qui feraient honte au pays si les télévisions les lui montraient.
Les résultats de cette anorexie budgétaire continentale sont maintenant là : lignes ferroviaires non entretenues, au détriment bientôt de la sécurité des voyageurs ; lignes TGV toujours absentes pour atteindre Pau, Bordeaux, Toulouse ou Perpignan ; hôpitaux "lambarénisés", en manque d'équipements, de médecins, d'infirmières et jusqu'à des brancardiers ; réseau électrique non enfoui et donc à terre à chaque tempête, de 1999 ou 2009 ; laboratoires de recherche sans moyens pour accueillir ou retenir leurs savants ; bibliothèques universitaires en manque de tout, jusqu'à stopper chaque jour les prêts à 17 heures, quand Chicago ou Harvard ouvrent jusqu'à deux heures du matin ; et, au sommet, nos universités paupérisées, dans leurs salles et amphithéâtres privés même du plus modeste équipement de projection de Power Point et cloaquisées jusque dans leurs sanitaires.
Pour masquer ce lent et constant effondrement des équipements publics du pays, le Président de la République a inventé le fumigène de la réforme. Tous nos services publics devenant peu à peu une succession de coquilles, hospitalières, judiciaires, pénitentiaires, ferroviaires ou universitaires, le vide de leurs moyens budgétaires devrait être masqué par la présidentialisation de leur direction.
Mais inventer le "caudillisme institutionnel" ou le sarkozisme généralisé, à la tête de chacune de nos universités, en dégradant leurs professeurs en employés précarisés, ne changera rien aux réalités. Notamment celle du mépris à l'égard et de ces professeurs, qui avec des bouts de chandelles continuent pourtant à faire briller la science de la France, et à l'égard de nos étudiants. Soit étrangers, dont l'étranglement des visas, au lieu d'une libre circulation des élites, les empêche d'arriver et de devenir, sur la Méditerranée, l'Amérique latine ou l'Asie, des ambassadeurs de l'intelligence de la France ; soit déjà présents ici, dont des centaines, sinon des milliers, sont encore logés, en 2009, dans des "soupentes taudis" qui feraient honte au pays si les télévisions les lui montraient.
La toute première réforme universitaire qui s'impose alors d'urgence est la suivante :
remettre notre université au centre d'une ambition culturelle mondiale de la France.
remettre notre université au centre d'une ambition culturelle mondiale de la France.
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